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Emmanuel Michiels

Emmanuel Michiels

Publié le 04-04-2016

Du 23 février au 26 mars 2016




Exposition Emmanuel MICHIELS - Galerie 360° - Lauréat du Prix de "photographie 100% belge" organisé par le Centre culturel et l'Ecole des Arts de Braine-l'Alleud - Vernissage le mardi 23 février 2016 à 18h30 - Exposition du 24 février au 26 mars 2016 - Accessible le mercredi de 15h à 18h et le samedi de 14h à 17h en présence de l'Artiste

Le Député-Bourgmestre, L’Echevine de la culture, le Collège communal, le Conseil communal, la Directrice du Centre culturel et le Directeur de l’Ecole des Arts sont heureux de vous convier au vernissage de

Emmanuel MICHIELS

(au)tour des villes

le mardi 23 février 2016 à 18h30


Exposition du 24 février au 26 mars 2016
Accessible le mercredi de 15h à 18h
le samedi de 14h à 17h en présence de l’artiste


Cette exposition de photographies sur la thématique 100% belge est le résultat d’un appel à projet porté par le Centre culturel, l’Ecole des Arts et la galerie communale 360°







Emmanuel Michiels

Emmanuel.michiels@yahoo.fr

Ingénieur de formation, j'ai toujours aimé raconter et écrire des histoires. Voilà quatre ans, j’ai découvert la photographie comme moyen de les exprimer et je me passionne depuis pour ce support. Dans le plaisir d’observer mes semblables comme sujets de photographie, je retrouve celui d’imaginer leurs sentiments et leurs vies. A travers la mise en scène et la composition, c’est l’expression la plus juste que je recherche.

Depuis 2012, je suis activement des cours du soir à l'académie des Beaux-Arts de Wavre. Ceux-ci me permettent de me former à la technique photographique, d’aborder à différents genres et styles photographiques. Mais aussi de trouver chez les autres élèves d’autres regards et d’autres sensibilités photographiques.

2012 : prix du jury, concours " Le patrimoine détonnant " de la Maison du Tourisme des Ardennes Brabançonnes.


 

" 100% belge "

Après la splendeur

Au début du XXe siècle, tout devenait possible. La science, la technologie, la raison, la volonté humaines repousseraient les limites de notre univers bien au-delà de ce que nous imaginions. Cette vision grandiose de la modernité se trouve marquée dans nos villes et nos édifices publics. Nous préparions un mode meilleur et inconnu, et l'urbanisme s’apprêtait à l’accueillir et à le célébrer.

Nous n’étions pas prêts ? Bien sûr. Le monde moderne ferait de nous des hommes nouveaux. Qui se croirait prêt à ce saut dans l’inconnu ? Nous étions un peu effrayés bien entendu, mais quelle époque passionnante que de naître au progrès ! Qu’il faille abandonner nos maisons, nos habitudes, nos idées et nos esprits anciens, sans doute, mais quel faible prix pour ce monde nouveau, plus grand et plus beau.

La modernité est venue, elle a grandi, elle s’est épanouie. Nous sommes restés tels. Les paquebots de pierre se sont ensablés doucement. Et leurs passagers n’ont pas changé, finalement. Même si ses conditions de vie matérielles ont changé, l’homme nouveau qu’annonçait la modernité est comme l’ancien, en fin de compte. La métamorphose qui devait s’opérer, nous a-t-elle oubliés ? Est-elle survenue si discrètement que nous ne voyons plus ses effets sur nous ?

Les vastes halls, les longs couloirs vides, les voûtes de ces cathédrales modernes rappellent le rêve que les urbanistes et les ingénieurs formaient pour nous. A quoi s’attendaient-ils, enfin ? Nous sommes alors restés avec nos édifices, comme des vêtements trop grands. Nous passons comme des étrangers dans ces temples d’une modernité fanée.

D’autres que nous auraient peut-être rhabillé de nouvelles couleurs, réinventé coûte que coûte un nouvel idéal, convaincant ou pas. Pragmatiques et un peu fatalistes, les Belges se sont simplement habitués à cette étrangeté quotidienne.

En deux séries parallèles, j’évoque la poussière du temps qui se dépose sous nous yeux. Le doux vieillissement de maisons et de nos jardins de campagne, comme celui de nos cathédrales du progrès.

Mon projet photographique parle aussi d’espoir. Les révolutions, les changements radicaux de notre vie, nous les avons vu aboutir ou dériver. Mais si le décor est fané, l’humanité reste la même et garde intacte sa capacité à s’inventer de nouveaux rêves.

 

La côte et nous

Dans le quotidien, nous sommes tous un peu pareils, non ? Tous nous devons manger, boire, dormir, subvenir à nos besoins ou à ceux de notre famille et notre société nous montre les mêmes moyens d’y répondre.

Mais ne sommes-nous pas dans la société des loisirs ? Et ce que nous choisissons dans cet espace de liberté ne parle-t-il pas plus de nous que ce que nous faisons sous contrainte ? Dans ce projet, j’explore comment nous habitons l’un des plus grands de ces espaces, les vacances, comme un témoignage de notre recherche du bonheur.

Si un touriste s’intéressait aux indigènes, visiterait-il ainsi nos stations balnéaires ? Serait-il intrigué si nous vivons notre liberté, pourtant tous de la même manière ? Voudrait-il montrer les rituels de nos vacances ? Qu’est-ce qu’il trouverait intéressant de ramener chez lui comme image, pour raconter à ses voisins comment vivent, aiment et s’amusent les Belges ?

Dans ce projet, je cherche à représenter ces moments à la fois si banals et si révélateurs de nos vies de Belges.

E.Michiels



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